dimanche 30 octobre 2016

LA POSTURE ET L’ASSISE : UN PROCESSUS INITIATIQUE (fin)



Nous voilà donc sans tête ! Nous pensions en avoir une. Nous pensions être une personne avec une tête. Mais ce n’était qu’une pensée.
À la place de cette sphère de chair et de sang se trouve maintenant un espace infini, une présence rayonnante comme le soleil et dissolvante comme le souffre ou plutôt l’acide sulfurique dit aussi vitriol. Tiens tiens, ce terme ne nous est pas inconnu.
Cet espace infini est une présence contenant tout !
« Mais vous devez vous tromper car nous sommes bien une personne contenue dans l’infini », me répondront les derniers soubresauts d’une conscience identifiée à la sensation appelée ‘corps’.
Et bien non. Expérimentez la décapitation radicale et vous verrez avec votre œil unique que vous êtes la présence au sein de laquelle tout est, le corps compris.
Il s’agit d’une vision inclusive, vitalisante et dissolvante. Le soleil fait fondre la cire des ailes d’Icare, symbole de l’orgueil humain. Cet orgueil se manifeste chez l’Homme par la croyance qu’il est quelqu’un. Être quelqu’un c’est être une personne. Et être une personne, c’est n’être personne. C’est porter un masque (persona / masque). Ustensile utile pour une expression de la vie que nous sommes mais prison si l’on s’y identifie.
Ne plus avoir de tête c’est-à-dire ne plus penser à maintenir en vie le rôle que nous jouons nous permet vraiment d’être la vie en expression.
S’assoir dans la posture et regarder. Réellement regarder sans les filtres du mental, sans les jugements. Voir les tensions psychosomatiques en étant cette présence accueillante. Juste être présent à ce qui se passe. Mais que ce passe-t-il ?
Là où se pose la présence agissante que nous sommes, les tensions se dissolvent, les conflits se résolvent, les fuites se résorbent. La matière transmute, s’allège, s’active et rajeunit. C’est un retour à l’origine. C’est s’aimer. C’est accueillir. C’est se sourire.
Le soleil ne veut pas rayonner. Il le fait parce que c’est sa nature ! C’est la même chose pour la conscience : là où elle se pose la transmutation s’opère. C’est sa nature dissolvante et aimante (qui aime et qui agit comme un aimant).
Pratiquer la posture est un moment alchimique, intense en évènements. C’est un processus alchimique !
Bonne pratique !



Oneness


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